sábado, 20 de diciembre de 2008

BOMBAY, CHRONIQUE D'UN MASSACRE par Claire Berge et Juli Garzon

Le 26 Novembre dernier commençait, à Bombay, une attaque sans précédent. Grenades, fusils d’assaut AK-47 et bombes disposées dans toute la ville ont engendré une panique parmi les Mumbaikers- habitants de Bombay. La dernière bombe fut trouve le 3 Décembre, une semaine après le début des attaques.

Ceci est le récit de la semaine qui a ému le monde, et ses prémices.


Mars 2007

Huit fidayîn- combattants- sont interceptés sur la route maritime de la ville pakistanaise de Karachi à Bombay. Apres avoir payé un pot-de-vin à la police maritime, ils sont remis en liberté avec un transmetteur placé dans leurs sacs.
Quelques mois plus tard ils sont interpelés au Jammu, grâce aux mouchards, lorsqu’ils pénètrent sur le sol indien pour y commettre un attentat


Février 2008

F.A Ansari est détenu avec les 7 autres fidayîn. Il ne tarde pas à révéler son plan : faire voler en éclats l’édifice de la Bourse, à Bombay.
Dans sa déclaration, il dessine des plans du sud de Bombay avec des références spécifiques à l’Hôtel Trident-Oberoi, et à la Victoria Terminus ou Chhatrapati Shivaji Terminus (CST).


18 septembre

Les services de renseignements indiens interceptent un appel via satellite entre un membre connu de Lashkar-e-Toiba- groupe terroriste basée au Pakistan- et une personne non-identifiée. Cette dernière affirme “L’objectif est un hôtel à coté de la Gateway of India (Porte de l’Inde).


24 septembre

On intercepte une nouvelle conversation qui spécifie que les objectifs sont quatre hôtels de luxe en bordure de mer. Aucune date n’est précisée.


19 novembre

L’Intelligence indienne reçoit un communique, probablement des Etats-Unis, ou l’on évoque un autre appel interceptée par satellite. Le point d’émission est au sud de Karachi, à 4 jours de Bombay. L’appel dit “Le cargo est en route pour Bombay”.


26 de novembre

Vers 20h

Dix jeunes hommes chargés de sacs se dirigent par les ruelles étroites du quartier de Colaba vers la Nariman House, maison de juifs ultra-orthodoxe.
En chemin, ils rencontrent une bande de jeunes du quartier, parmi eux, Sumit Supadia.
Ces derniers les interrogent sur le contenu des sacs, ils répondent que c est du matériel pour leur projet universitaire, ainsi qu’une grande quantité d’eau, car étant étrangers, ils ne peuvent boire l’eau locale.
Comme nous commentera plus tard un serveur de Wich Latte “Certains d’entre eux ont vécu ici quelques mois. Je leur ai délivre des plats. C’est pourquoi les gens du quartier n’ont pas été surpris qu’ils entrent dans ce bâtiment, pourtant réserve aux juifs.”
Des dix hommes, huit ne tardèrent pas à en ressortir. Par paire. Une paire se dirige vers le Léopold Café pour diner. Le duo qui reste dans la maison est composé d’Imran et Nasir.


21:15h

Les deux jeunes finissent leur diner au Léopold, demandent l’addition et la règlent. En sortant, ils se séparent, ils se positionnent aux deux entrées de la salle. Là, ils s’arrêtent, ouvrent leurs sacs, en sortent chacun un fusil automatique AK-47 et ouvrent le feu sur la clientèle a l’intérieur.
Andri, photographe américain, entend les tirs, s’étant rendu compte que ce ne sont pas des pétards, il se refugie près d’un cybercafé à coté du Léopold.
Ils n’ont pas tué tout le monde. Ils demandent aux survivants de s’allonger sur le sol et de montrer leur passeport. Nicole-nom inventé- est anglaise, elle est près des terroristes. Lorsqu’elle brandit son passeport et décline sa nationalité, elle imagine sa mort imminente. Etonnamment, ils lui disent de quitter les lieux. “Nous ne voulons plus de britanniques morts ici.” Elle se met à courir désespérément dans ces vêtements troués des balles qui l‘ont frôlée.
Les deux terroristes finissent par quitter la salle et se dirigent vers l’Hôtel Taj Mahal.
Félix Ambrosa, patron d un cybercafé près du Léopold, voit un des terroristes tirer sur les passants qui courent au milieu de la rue, pas sur ceux qui se cachent. Andri, entre instinctivement dans le cybercafé avec Félix, ce dernier éteint les lumières et demandent à sa dizaine de clients étrangers de rester en silence et cachés dans l’arrière-boutique. Une fois, les terroristes passés, certain qu’il n y en ait pas d’autre, Andri va vers le Léopold. “C’était un bain de sang. J’ai aperçu un chargeur sur le sol. Ca suppose beaucoup de balles.”


21:15h

Quelques clients de l’Hôtel Taj jouissent de cette soirée chaude et paisible près de la piscine, quand soudain une grenade et des coups de feu font éclater la bulle de luxe dans laquelle ils se trouvaient.
Puis les terroristes se dirigent vers le restaurant au rez-de-chaussée de l’hôtel. Là, ils peuvent fermer les portes et prendre des otages. Ils sont quatre, les deux qui viennent du Léopold et deux qui les attendaient a l’intérieur. Leur nom : Javed, Hafeez, Nazir et Shoaib.


21:50h

C’est l’heure de pointe à la CST, la plus grande station de train de Bombay, celle ou transitent le plus de voyageurs dans toute l’Inde.
Mukesh Agrawal, gérant du Re-fresh, un restaurant situé au niveau du quai numéro 13, se prépare à servir les centaines de personnes qu‘il y a dans la gare.
Ismail et Kasab se trouvent au début du quai 13. Ils se regardent, se sourient, ouvrent leur sac : l’un prend un AK-47 et l’autre : une grenade. Il la lance au milieu de la foule. Lorsqu’ elle explose, son compère ouvre le feu sur tout ce qui bouge. Apres avoir tire une deuxième grenade, qui n’explose pas, l’autre se met à mitrailler aussi. M. Agrawal crie à ses clients de se mettre à terre lorsqu’une balle lui perfore l’abdomen. Dans ces minutes de panique, un des terroristes laisse un sac noir et rouge sur le sol. Des mégaphones émane la voix calme de D. Zende priant les voyageurs de gagner les sorties les plus proches.
Les deux terroristes restent un long moment la ou ils ont commencé. On ne leur oppose aucune résistance. Comme le relate Sébastian Da Souza, éditeur photographique du Mumbai Mirror qui photographia les terroristes dans la gare, les policiers seulement armés de lathi ou bâton de bambou fuyaient comme le reste des voyageurs. Même lorsqu’un des terroristes l’aperçoit photographier et lui tire dessus, Da Souza prie un policier de riposter mais ce dernier ne fait rien, paralysé par la peur.
La gare demeure dans un silence absolu tandis que les terroristes la parcourent tranquillement. Une femme s’enfuit tenant son fils de six ans par la main parmi d’autres qui s’échappent de ce jeu de massacre. En courant, elle perd son sang-froid et commence à crier. Un des terroristes la voit, sourit, vise et tire d’abord sur l’enfant puis sur elle.
Le plan des terroristes était de siéger et utiliser des otages comme protection, mais la résistance policière est minime et les gens ont fuit.
Suddam Pandarkar est un des policiers de service dans le commissariat situé a l’intérieur de la gare. Après quelques instants de confusion, leur supérieur leur demande de s’opposer aux terroristes. Depuis le quai numéro 6 des trains locaux, il aperçoit les terroristes. Il tire trois balles de son petit pistolet vétuste, ce qui attire l’attention des ennemis. D’une rafale de leur fusil automatique ils l’atteignent à la poitrine. Son souvenir suivant est à son réveil a l’hôpital. S. Pandarkar fut un des trois seuls policiers à ouvrir le feu sur les terroristes.
Après 25 minutes sans résistance Ismail et Kasab décident de sortir de la gare.


22:00h

Sans que rien n’est perturbé l’ambiance de l’hôtel luxueux Trident-Oberoi (deux hôtels unis par une passerelle) un feu se déclare dans la réception du Trident et on tire indistinctement dans celle de l’hôtel Oberoi.
Puis les deux terroristes se dirigent vers le restaurant Tiffin de l’Oberoi, ou tel que dans l’hôtel Taj, ils pourront fermer les portes et faire des otages. Une fois à l’intérieur, Rehman et Fahadullah ordonnent aux serveurs de mettre le feu au restaurant avec tout le monde dedans. Les deux serveurs armés de boites d’allumettes obéissent et tentent de mettre le feu aux rideaux. Tandis qu’une femme enceinte de 8 mois leur demande de l’épargner et reçoit une rafale de balles en réponse. La terreur est palpable dans l’air. Tellement que le premier serveur ne parvient pas à enflammer les allumettes. Il est, lui aussi, tué. L’autre serveur, sachant qu’il va mourir aussi, saute par la fenêtre. Il sera sauvé, tout comme un serveur du Taj, qui s’enfuit, lui aussi, par la fenêtre.

A 22h, également, dans le restaurant Souk situé sur le toit-terrasse de la Taj Tower de l’hôtel Taj Mahal. Faisul participe à un diner d’affaires. En tant que garde du corps - il est chargé de la sécurité de la sélection sud-africaine de cricket- il se rend compte que quelque chose ne va pas. Trop d’appels, quasi-simultanés, reçus par les clients de la salle, airs inquiets et questions aux tables voisines ainsi que la nervosité évidente du manager du restaurant, le convainquent que quelque chose tourne mal.
En entendant les coups de feu, il regarde d’en haut, des larges baies vitrées, les rues qui cernent l’hôtel Taj et sa tour. Il ne voit rien d’anormal. Il se présente au manager qui lui confie que l’hôtel semble être attaqué. Faisul prend contrôle de la situation dans le restaurant. Après avoir demandé aux clients de rester calmes, Faisul ordonne que les portes soient verrouillées. Après quelques appels, le manager confirme l’attaque terroriste. Faisul enjoint la soixantaine de clients de rejoindre les cuisines. Et aidé du personnel du restaurant, il place le plus silencieusement possible des meubles contre les portes afin de les condamner. De là, ils passent à une salle de conférence ou il découvre une soixantaine d’autres personnes. En passant dans la cuisine, Faisul et le personnel s’arment de tous les couteaux qu’ils trouvent. Faisul demande à un membre de la sécurité de l’hôtel de voir si le chemin de fuite, l’escalier de secours, est sécurisé. Puis ils éteignent les lumières et restent en silence.

Vers 22h également, a la Nariman House, la gouvernante -nom non-révélé- du rabbin Gavriel Holtzberg ouvre la porte de sa chambre lorsqu’elle entend des cris dans la maison. Elle voit deux hommes armés. Elle referme la porte sans faire de bruit et se tapit dans un coin de la chambre. Elle entend des coups de feu. On pense que c’est déjà là que meurent le rabbin, sa femme et deux hôtes juifs. Les seuls survivants sont leur bébé de 2 ans et la gouvernante cachée dans sa chambre.
Puis Imran et Nasir tirent des fenêtres, tuant un des jeunes qui avait questionné le contenu des sacs a leur arrivée. Ils lancent une grenade pour faire exploser la station service qui se trouve juste à coté. Heureusement pour le voisinage, un des plus peuplés de Colaba, ils ne parviennent qu’à détruire le mur qui borde la station service.


22:15h

Une bombe explose dans un taxi à Vile Parle, en banlieue de Bombay, à 30 kilomètres de Colaba.


22:36h

Un deuxième taxi explose à Wadi Bunder, à 40 kilomètres de Colaba.


22:45h

Les terroristes décident de monter tous les otages du restaurant de l’hôtel Trident-Oberoi au 18e étage. Parmi eux se trouve Apoorva Parikh avec ses amis Ashok Kapoor , un des patrons de la florissante Yes Bank et Suresh Parekh. Une fois arrivés au 18e étage, la quantité d’otages ne permet pas aux terroristes de les maintenir tous là. Certains doivent redescendre au 17e étage. Apoorva reste au 18e avec ses deux amis, le reste des otages et un terroriste, l’autre est descendu avec les otages qui ne tenaient pas au 18e. Après quelques minutes et des ordres échangés entre les terroristes, ils ouvrent le feu sur les otages des deux étages, les tuant presque tous. Apoorva est l’unique chanceux que les balles n’ont pas touché, il tombe sur le sol, ses deux amis morts sur lui.
L’objectif des terroristes était de tuer 5000 personnes au total, dans les différentes attaques.


23:00h

Ismail et Kasab décident de quitter la gare Victoria. Sur leur passage, ils tirent sur tout ce qui bouge.
A moins de 400 mètres de la gare, à coté de l’hôpital Cama, ils rencontrent Thakur Budha Waghela, agent de maintenance de nuit a l’hôpital Albless. Il termine son diner avant d’aller travailler. Les deux terroristes lui demandent de l’’eau. Il leur donne puis ils le tuent sous les yeux de son fils de six ans. Ensuite ils se dirigent vers l’hôpital Cama, spécialisé dans les soins de maternité ou Nasrim Shaikh est en travail. Lorsque les docteurs qui l’assistent entendent les premiers coups de feu, ils poussent la tête du bébé, qui émergeait déjà, à l’intérieur du ventre de sa mère. Elle hurle de douleur, les médecins lui injectent un calmant pour qu’elle s’endorme, ils éteignent les lumières de la salle de travail et verrouillent la porte de l’intérieur. Après quelques minutes, les terroristes passent à cet étage et tentent d’ouvrir la porte. Etant fermée, ils quittent l’étage. Immédiatement après, les médecins réactivent l’opération et réussissent à sauver la vie du nouveau-né et de sa mère. Les six morts enregistrés a l’hôpital Cama sont des policiers qui les poursuivaient. Les témoins de l’hôpital affirment que les terroristes tiraient seulement en l’air à l’intérieur. Ils ne menacèrent ni patient ni personnel de l’hôpital.
Hemant Karkare, chef de la Brigade Antiterroriste de Bombay apprend par la radio de sa voiture la localisation des terroristes, et s’y dirige maintenant avec trois de ses agents : Ashok Kamte, Vijay Salaskar et Arun Jadhav. Une fois arrivés, on leur indique la direction prise par Ismail et Kasab. En chemin, ils trouvent deux corps sans vie au bord de la route. Laissant l’hôpital Albless sur leur gauche, ils tournent à gauche, suivant l’unique voie possible en voiture. C’est une rue avec l’hôpital Albless à nouveau sur la gauche et des buissons sur la droite qui cernent les bâtiments donnant sur la rue. Une embuscade d’Ismail et Kasab, deux jeunes de 21 ans, met un terme à la vie de Karkare, le chef de l’ATS, la plus importante brigade antiterroriste indienne et à deux de ses collègues. Les deux terroristes sortent les corps de Karkare, Kamte et Salaskar de la voiture en riant sur le fait qu’ils portaient des gilets-par-balles. Mais ils laissent Arun Jadhav à l’intérieur, peut-être a cause de sa corpulence ou de sa position à l’arrière de la voiture, ils auraient perdu trop de temps. Arun Jadhav est le seul survivant des quatre occupants de la voiture.
Ismail et Kasab prennent la fuite avec la voiture ce qui leur permet de suivre tous les communiqués de la police à la radio. Ils sortent de la rue Badruddin Tayabi et tournent à droite sur la Mahapalika Marg. En passant devant le Cinéma Metro, ils tirent sur des gens qui attendent le début de la séance nocturne. Tout au long de leur trajet, ils tirent au hasard dans les rues étrangement semi-désertes du sud de Bombay. Tandis qu’à l’arrière de la voiture, Arun Jadhav, gravement blessé, peut à peine bouger.
La voiture se dirige a grande vitesse vers Colaba, comme s’ils voulaient rejoindre l’hôtel Taj ou la Nariman House, très proche l’un de l’autre. En chemin, ils rencontrent un contrôle de police au milieu de la route. Du barrage, les policiers voient un van de patrouille qui s’approche à vive allure . Ils semblent inquiets. C’est un véhicule de patrouille, mais il a un comportement étrange. Aucun agent ne réagit. Du van émanent deux hommes des fenêtres avant qui commencent à tirer. La camera qui filmait tombe à terre et les terroristes passent le contrôle, non sans crever un pneu.
Les terroristes entendent à la radio que leur voiture a été identifiée. Ils s’arrêtent à hauteur d’une Skoda bleue, tuent son occupant et s’enfuient avec. C’est la qu’Arun Jadhav fournit des informations via la radio : le nouveau véhicule des terroristes, la direction qu’ils ont pris et la mort de Karkare. Cette dernière nouvelle rend le corps policier furieux. Finalement, Ismail et Kasab sont interceptés quelques minutes plus tard sur Chowpatthi Beach. Ismail meurt sous les balles de la police, tandis que Kasab, gravement blessé, est amené à l’hôpital et arrêté.


27 novembre
00 :00h
L’ampleur des évènements montre au gouvernement indien qu’ils ne font pas face à une simple attaque terroriste mais à un ensemble d’attaque sur toute la ville de Bombay. On active les plans d’alerte maximale et on appelle les corps de Marines, spécialisés dans les opérations de risque élevé en haute mer, et le corps d’élite de la Garde de Sécurité Nationale, le corps le plus entrainé d’Inde pour répondre à tout type de menace.

02:00 - 10 :00h
Les Marines entrent en action à l’hôtel Taj Mahal, à l’hôtel Trident-Oberoi et à la Nariman House à deux heures du matin.
Tandis que, Sunil Yadhav, membre de la Garde de Sécurité Nationale, continue à attendre a Delhi, comme ces deux dernières heures, la venue d’un avion qui doit le transporter, lui, ses 150 compagnons et leur matériel jusqu’ à Bombay.
Plusieurs clients de l’hôtel Taj Mahal cherchent des solutions pour s’échapper du bâtiment, impossible d’être totalement sous contrôle de seulement 4 terroristes. Deepak Kuntawala confectionne une longue corde avec les rideaux de sa chambre, par laquelle nombreux s’échapperont. D’abord les femmes et les enfants. Puis, les hommes. L’avant-dernier est son père qui tombe et se casse une jambe lorsque les rideaux se rompent . Deepak Kuntawala descend comme il peut avec le reste des rideaux déchirés.

A l’hôtel Trident Oberoi, Apoorva Parikh est toujours en vie au 18e étage, il entend les terroristes revenir. Il fait le mort, et sent la lumière d’une camera qu’il le filme lui et le reste des victimes. Ils sont filmés par les terroristes ou du moins il le croit. Quand Rehman et Fahadullah s’en vont, un de ses amis, gravement blessé, lui demande un peu d’espace pour mieux respirer. Il y concède, un peu après son ami meurt. Les terroristes reviennent après un moment, ils sont tout proche et il les entend dire : “Celui-là a bougé. Il n’était pas la avant. On va vérifier.” Il sait qu’ils se référent à lui. Lorsqu’il est sur qu’ils sont partis, Apoorva Parikh quitte l’étage pour monter jusqu’à la salle de l’air conditionné.

Dans la Taj Tower, les 120 personnes que Faisul se charge de protéger, sont toujours enfermés dans la salle de conférence. Apres avoir eu confirmation que l’escalier de secours est sûr, Faisul ordonne à tous d’enlever leurs chaussures, d’éteindre leur portable et les prie de garder un silence total. Après une heure de souffrance, descendant les escaliers aux sons des tirs et des explosions, Faisul parvient à évacuer tout le monde sain et sauf. Il est trois heures du matin et, le fait d’être dans la moderne Taj Tower et non dans l’Héritage, la partie ancienne ou agissent les terroristes, leur a sauvé la vie.
Dans les trois premières heures de l’opération, les Marines réussissent à libérer une centaine de personnes de l’Héritage. Mais à 05h, les terroristes découvrent la voie de secours des otages par le lobby et y lancent une grenade. Les opérations de secours s’interrompent jusqu’ a 07h. Durant les trois heures suivantes, les Marines libèreront une centaine d’otages supplémentaires.
C’est environ à ce moment que Sunil, membre de la Garde de Sécurité Nationale, entre dans l’avion qui l’emmène, lui ses compagnons et leur matériel, à Bombay.

Aux environs de neuf heures du matin, la gouvernante de la Nariman House entend les pleurs incessants du bébé, et après un moment sans détonations, elle décide d’aller le chercher. Après l’avoir trouvé et calmé, elle s’échappe avec lui de la maison. Dans sa fuite, elle aperçoit quatre corps sans vie sur le sol. Les terroristes ne se rendent pas compte de son départ et son témoignage fournira de précieux renseignements à la Garde de Sécurité Nationale sur ce qui se passe à l’intérieur.

A 10h du matin, la Garde de Sécurité Nationale entre enfin en action, à l’hôtel Taj Mahal, à l’hôtel Trident-Oberoi et à la Nariman House.

Sunil est assigné au Taj. Sa mission est de secourir le plus de gens possible. Ce ne sont pas des otages, mais plutôt des gens cachés, la majorité dans leur chambre. Ce sera un travail difficile pour Sunil, mais il est entrainé pour ca. Comme le surnom de la Garde de Sécurité Nationale l’indique “Black cats” (Chats noirs) : leurs vêtements noirs, leur capacité à se déplacer dans les zones de conflit sans articuler un mot, sans faire de bruit qui trahirait leur position, équipés des dernières armes et entrainés à résister à la douleur, rend ce corps idéal pour la situation.
Sunil commence son travail au 6e étage de l’hôtel pour ensuite descendre d’étage en étage. Sa mission concrète est de vérifier, chambre par chambre, l’existence d’hôtes. Chaque hôte qu’il trouvera sera amené à la “Central Place”, un vestibule commun à chaque étage duquel émanent les couloirs menant aux chambres. Une fois la, il donnera l’hôte à un autre commando, chargé de le faire sortir du bâtiment. Il devra alors vérifier une autre chambre, une par une. Et ainsi de suite pour les 500 chambres de l’hôtel.
A l’hôtel Trident-Oberoi, la Garde de Sécurité Nationale entre dans le bâtiment par le toit-terrasse grâce à quelques hélicoptères. Leur mission et leur forme d’action sera la même que dans l’hôtel Taj Mahal.



10 :00 - 00 :00h
A midi, devant le restaurant Gokul, situé à coté de l’hôtel Taj, une des milliers de personnes venues suivre les faits de près, demande à la police à qui sont ces deux sacs visiblement abandonnés. On appelle la brigade anti-bombe pour vérifier. A la surprise et panique générale, les sacs contiennent huit kilos d’explosifs RDX chacun, suffisamment pour provoquer un massacre parmi la foule. L’alerte est lancée et l’on investit les abords de l’hôtel Trident-Oberoi et ceux de la Nariman House. A la surprise de la police, on trouve deux sacs similaires devant l’hôtel Trident-Oberoi, mais rien aux alentours de la Nariman House.
La lecture de ce fait mène à une conclusion claire. Si les sacs sont dehors et les terroristes à l’intérieur, cela signifie qu’il y a d’autres terroristes a l’extérieur.
Ce fait a été confirmé par l’unique terroriste détenu, qui affirme qu’ils étaient quinze sur le bateau, pas dix.
Il est 15h30 et cela fait 5 heures que Sunil libère des otages. Il ne sait pas combien, les circonstances ne lui permettent pas de tenir le compte. De plus, comme ils sont entrainés à ne pas parler, une fois a l’intérieur, il ne peut communiquer avec personne, excepté ses compagnons, par signes, ils n’ont pas d’inter communicateurs. Cela rend impossible de savoir combien d’otages ont été libéré, s’il en reste à l’intérieur et si les terroristes sont toujours en vie, car il ne peut communiquer qu’avec les commandos se trouvant à ses cotés.
Sunil continue son travail risqué. Il arrive a la porte d’une chambre. Comme à tous les étages, il y a beaucoup de fumée et il fait sombre, en dépit des grands ventilateurs que la Garde de Sécurité Nationale a installés pour éventer la fumée et l’odeur des corps en décomposition. On ne voit pratiquement rien et il ne dispose d’aucun plan du bâtiment. Le guide de l’hôtel qu’ils ont amenés, s’est enfuit, terrorisé par les événements.
Il frappe à la porte de cette chambre avec précaution, s’attendant à de possibles tirs des terroristes. Aucune réponse. Il s’identifie comme police, mais, comme l’expérience l’a montré, s’il y a un otage à l’intérieur, il ne dira rien croyant que c’est un terroriste qui frappe à sa porte. De plus, il est certain qu’ils ont barricadé la porte avec des meubles pour rendre difficile l’accès aux terroristes.
Sunil avertit qu’il va faire sauter la porte. L’otage doit se protéger, bien que l’explosion soit minime. Une fois à l’intérieur, après avoir démoli la barricade érigé par l’hôte, Sunil le cherche. Il découvre un homme tapi dans un coin de la chambre, mort de peur devant cet homme en noir, avec un passe-montagne noir et armé d’un fusil qui vient d’entrer. Sunil le prend dans ses bras, l’apaise et lui fait comprendre qu’il est son sauveteur et une fois l’hôte rasséréné, il lui donne de l’eau. L’eau calme, toujours.
Une fois l’otage tranquillisé, Sunil lui explique qu’il va l’emmener au vestibule centrale, d’où un autre commando le fera sortir du bâtiment. Ils marchent avec prudence dans les couloirs. En voyant la situation qui l’entoure, l’hôte entre à nouveau dans un état de panique. Arrivés au point de réunion avec les autres commandos, Sunil reste à ses cotés un peu plus pour le calmer. De sa position, il ne peut voir à plus d’un mètre, car les couloirs deviennent de sombres et larges tunnels emplis de fumée. Soudain, une grenade explose à coté des otages secourus. Tous paniquent et suit un moment de grande confusion. Les terroristes tirent sur eux, la Garde de Sécurité Nationale riposte. Mais, comme nous a explique Sunil, ils ne savaient pas ou tirer, ils ne savaient pas d’où venaient les tirs. Sunil ressent quelque chose au niveau de sa fesse gauche mais il continue à tirer contre les terroristes. Lorsque la situation est sous contrôle, les commandos libèrent les otages et Sunil se dirigent vers une autre chambre pour chercher d’autres hôtes.
Ce n’est qu’a 16h30 que Sunil commence à ressentir une chaleur excessive dans la hanche et une certaine sensation de vertiges : une balle a pénétré sa fesse gauche et est ressortie par la droite. Un commando se charge de le sortir de l’hôtel. Selon lui, il a pu continuer grâce a l’entrainement pour supporter la douleur et l’équipement spécial dont dispose la Garde de Sécurité Nationale.

Dans l’hôtel Trident-Oberoi, c’est une situation similaire qui se joue. A 14h30, ils parviennent à libérer quelques otages. Comme si les terroristes suivaient les événements à la télévision, de 14h30 à 15h, comme s’ils se vengeaient de la libération des otages, ils lancent cinq grenades qui obligent l’arrêt des opérations de secours. Apres ces explosions, on décide d’envoyer plus de commandos à l’intérieur.

Durant toute la journée Imran et Nasir, les terroristes de la Nariman House, opposent une résistance brutale à la Garde de Sécurité Nationale. Bien que ce bâtiment n’ait que quatre étages, ils ne parviennent à aucune avancée. Les terroristes, avec des couvertures aux fenêtres, changent constamment de position pour tirer. Ce qui inquiète les commandos, qui ne savent pas si les deux terroristes vus par la gouvernante sont les seuls de la maison.

28 novembre
00 :00 - 20 :00h
A une heure du matin, quarante otages sont libérés de l’hôtel Trident-Oberoi. L’opération progresse, l’offensive contre les terroristes continue.
Apoorva Parikh est toujours caché dans la salle d’air conditionné. Il a survécu grâce a l’eau de l’air conditionné. Vers huit heures du matin, on entend à la radio d’un policier à l’extérieur de l’hôtel quelqu’un dire “Au 16e étage, il n’y a personne. On continue au dessus”. Ce n’est qu’aux environs de 9h30 qu’un commando parvient au 19e étage, ou se situe la salle d’air conditionné. Lorsque la Garde de Sécurité Nationale frappe à sa porte et s’identifie, Apoorva Parikh comprend qu’il lui reste des chances de s’en sortir. Finalement à 10h commence une libération massive d’otages. Les terroristes sont déjà morts, mais la libération de 93 personnes s’étend jusqu’à 15h30. On ne sait pas si c’est dues à des complications à l’intérieur de l’hôtel, ou l’état dans lequel se trouve les otages ou parce qu’à l’extérieur se trouve une marée de journalistes, surtout indiens, désireux d’obtenir des images des otages. Ainsi, a chaque otage libéré, un essaim de cameras se jette sur lui, après 36 heures enfermé dans des circonstances terrifiantes, il est assailli par les objectifs.
A 15h30, l’opération de sauvetage est déclarée terminée, après 41 heures de souffrance.

A la Nariman House, dans la matinée, trente commandos de la Garde de Sécurité Nationale sont déposés sur le toit par un hélicoptère. Mais Imran et Nasir connaissent la maison à la perfection et disposent d’un grand arsenal de munitions et grenades. Commence une lutte acharnée à l’intérieur, avec 25 explosions enregistrées, probablement des deux camps.
A 18h40, Andri, le photographe américain, est aux environs de la Nariman House. Le bruit court que les commandos ont tués les terroristes. Les gens commencent à sauter les périmètres de sécurité autour de la maison. Andri nous commente “Je n’aime pas les foules indiennes. Et encore moins celle-là, juste à coté de la zone de conflit. Et les gens paraissaient vraiment en colère. C’est pourquoi je suis resté en marge.” La horde se rapproche aux cris de “Vive l’Inde, Mort au Pakistan” car le terroristes arrêté vient de ce pays. Quand ils sont déjà tout proches de la maison, ils entendent des coups de feu à l’intérieur. La foule déjà au pied de l’immeuble se disperse à la débandade qui aurait pu couter la vie de plus d’un.
Finalement, l’opération est jugée terminée à 20h, après 46 heures de siège.

Toutes les opérations réalisées dans le Taj Mahal Hôtel furent longues et difficiles, c’est le seul lieu ou quatre terroristes agissent, non deux comme dans les autres sites. De plus, grâce aux confessions de Kasab, on sait que les terroristes avaient loués des chambres quelques jours auparavant, ou ils ont laissé une grande quantité d’armes.
A 15h30, sept otages sont libérés, mais le chef du commando de Sunil meurt dans les affrontements. On estime à une centaine le nombre d’otages resté à l’intérieur. Entre 16h45 et 17h15 on entend de nombreuses explosions de grenades et de multiples détonations. La Garde de Sécurité Nationale prend contrôle du rez-de-chaussée. La lutte continue de façon violente et ininterrompue jusqu’à 19h. Selon les commandos, les terroristes ont une préparation stratégique et militaire exceptionnelle, équivalente à la leur. Ils changent constamment de tactiques militaires et de lieux, ils font mettre le feu aux chambres par les otages. Lorsque la Garde de Sécurité Nationale arrive croyant avoir affaire à un terroriste, ces derniers sont cachés ailleurs d’où ils leur tirent dessus.
A 19h, une accalmie dans la bataille puis ca recommence de façon sporadique à partir de 21h. Fatigués et n’ayant rien mange de la journée, nous décidons de faire une trêve nous aussi et partons manger quelque chose. Quand nous revenons, vers 21h40, une étrange vision s’offre à nous. Tous les cameraman, les photographes en première ligne sont à plat ventre à terre. Un collègue nous explique comment, juste après notre départ, un tir provenant de l’hôtel Taj a blessé un journaliste. C’est pourquoi tout le monde est allongé sur le sol avec l’interdiction absolue d’utiliser flashes et lampes qui indiqueraient aux terroristes ou se trouve la presse. Les terroristes se sont retranchés au premier étage, juste au coin de l’hôtel qui donne sur là ou nous sommes.
A 22h30, on entend à nouveau des détonations. Les commandos essayent d’acculer les deux derniers terroristes qui restent dans l’hôtel, dans l’angle mentionné, pour l’attaque finale.
A trois heures du matin, commence la grande offensive. Les explosions et les détonations s’entendent de partout. Aux environs de six heures, un haut grade de la Garde de Sécurité Nationale confirme qu’un terroriste est mort et qu’il n’en reste plus qu’un, gravement blessé, juste dans l’angle opposé.
Vers 7h30, le terroriste ne peut plus se mouvoir due à ses multiples blessures. Les commandos sont surpris de la résistance qu’il leur oppose.
Finalement à 8h, après quelques 60 heures de siège, la Garde de Sécurité Nationale tire indistinctement à l’endroit ou le dernier terroriste se cache, laissant son corps difficilement identifiable.

Le cauchemar est décrété terminé, enfin.

Les jours suivants submergeront Bombay de tristesse d’abord, puis de colère contre le Pakistan ; et finalement viendra l’indignation et la colère contre les politiciens que l’on traite de corrompus et d’ineptes à gouverner.
Tous ces sentiments étaient visibles dans la manifestation d’hommage aux victimes du 30 Novembre sur Marine Drive ainsi qu’à la manifestation massive du 3 décembre devant l’hôtel Taj Mahal et la Porte de l’Inde.

NOTES :
Le 3 décembre, une semaine après le début des attentats, à 18h, heure a laquelle commence la manifestation, est découvert à la gare Victoria une bombe. Elle était dans un local, parmi les bagages abandonnés par les voyageurs lors de l’attaque. Comme Kasab confiera durant les interrogatoires de la police, que toutes les bombes déposées aux abords des hôtels et à la gare devaient servir à créer la panique dans laquelle les terroristes pensaient s’échapper pour plus tard se regrouper à la Nariman House et de là aller ensemble au port. Ils auraient pris un bateau pour rejoindre une autre embarcation qui les attendrait au large pour les ramener au Pakistan. Ainsi la mission avaient été promue aux jeunes comme une opération non-suicide. Etonnamment, aucune des bombes - qui devaient être utilisées comme moyen d’évasion et qui étaient toutes programmées a la même heure- n’a explosée.
Le budget du corps de sécurité chargée de protéger le Premier Ministre et les membres de la famille Gandhi- dynastie initiée par Nehru- est de 30 millions d’euros. Le budget de la Garde de Sécurité Nationale, chargée de protéger les quelques 1.200 millions d’indiens est seulement de vingt-six millions d’euros.

MUMBAI, CRONIC OF A MASSACRE by Claire Berge and Juli Garzon


On the last 26th November, in Mumbai, has started an unprecedented attack . Hand grenades, fusils AK47, and bombs distributed around all the city have spread panic amongst the citizens of Mumbai. The last bomb was found one week after the attacks started.
This is the chronic of the week that has commoved the world, and its precedents.
March 2007
Eight terrorists are intercepted on the sea route between Karachi - in Pakistan - and Mumbai. After bribing the maritime police, they are released with a transmitter in their bags.
Some months later, they are arrested in Jammu, thanks to the transmitters, while entering the country to make a terrorist attack.
February 2008
F.A.Ansari is arrested with seven other terrorists. Ansari doesn’t take so long to reveal their plan: blow up the stock exchange market building, in Mumbai.. In his declaration, he drew some plans of South-Mumbai, with special references to the Hotel Trident-Oberoi and the Chhatrapati Shivaji Terminus (CST).
18th September
The Intelligence Services from India intercept one call via satellite between a known member of Lashkar-e-Toiba, terrorist group based in Pakistan, and another unidentified person. The last one comments: “The goal is a hotel in front of the Gateway of India”.
24th September
Another call is intercepted which said that the possible objectives are four hotels in the sea-line . But no dates were specified.
19th November
The Indian Intelligence receives a report, probably from the USA, referring to a call intercepted via satellite. The point of transmition was in the sea, southern Karachi and at four days journey from Mumbai. The call notifies: “The cargo is in its way to Mumbai”:
26th November
Around 20h
Ten youth with many bags go through the narrow streets of the Colaba neighbourhood, towards the Nariman House, an ultra-orthodox Jewish centre. On its way, they find some guys from the place, amongst them is Sumit Supadia, that ask them about the content of their bags., to what they answer that is a lots of books and stuff for their university work, and a lot of water because, being foreigners, the local water was not good for them.
As later will told us a waiter from the Which Latte, “some of these guys had been living here before, some months ago. Even I have brought them food. That’s why the people did not get surprised that they went into the building so relax, in spite of the security measures of the house”.
From the ten guys, eight leave the house after a while. All in couples. Two of them went to the Leopold Café to have dinner. The two that remained in the Nariman House were Imran and Nasir.
21:15h
The two guys finish their dinner in the Leopold, ask for the bill and pay. On their way to the street, they separate, as if each one was taking a different exit.. They stop, open their bags, take out an AK47 and start shooting at all the people in the bar.
Andri, a photographer from USA, hears the shots and, after realizing they are not fire-crackers, hides in a cyber-café. The terrorists don’t kill everybody. They ask those ones still alive to lay down in the floor, with their passport up. Nicole - invented name - is English and is one of the persons closest to the terrorists. When they took her passport, due to her nationality, she thinks in her imminent death. Surprisingly, they tell her to leave the local. “We don’t want more English dead in this local”. She runs desperately, with her trousers pierced by a gunshot.
The two terrorists finally leave the Leopold to go to the Hotel Taj Mahal. Felix Ambrosa, owner of the cyber-café next to the Leopold, sees one of the terrorists shooting to all those one that are running on the street, not those that hide somewhere. Andri goes instinctively inside the cyber-café, with Felix., that closes the lights and ask to his costumers to remain in silence and hidden in the rear room. Once the two terrorists have passed in front of the shop and after being sure everything is secure, Andri goes to the Leopold. “It was full of blood. I could see a magazine… And that means a lot of bullets from one automatic one”.
21:45
Some of the guests from the H.Taj are enjoying the relax and warm night of Mumbai in the swimming pool of the hotel when, suddenly, hand grenades and gunshots blow up the luxury bubble where they were. The terrorists take the way to the restaurant in the ground floor. There they will be able to close the doors and make hostages. They are four, the two coming from Leopold and two that were waiting in the hotel. Their names: Javed, Hafeez, Nazir and Shoaib.
21:50h
It is the most crowded hour in the CST, the biggest railway station of Mumbai and one of the most important of India.
Mukesh Agrawal, owner of the Re-Fresh Restaurant situated in front of the platform 13, is prepared to give service to the hundreds of passengers that there are in the station.
Ismail and Kasab are in the beginning of platform 13. They look at each other, open their bags, one take an AK47 and the other takes a grenade. This one throws the grenade and the other starts shooting indiscriminately against anything moving. After, his colleague starts shooting as well. M.Agrawal shouts to his costumers to lay down on the floor, while a bullet enter his chest. During these moments of panic, one of the terrorists leaves a black and red bag on the ground. And through the speakers of the station, the relax voice of D.Zende telling the people to leave the place through the nearest exit.
The two terrorists remain long time in the place where they started the attack. There is no one opposing resistance. As Sebastian da Souza will tell later - the graphic editor from Mumbai Mirror that made the photos from the terrorists in the CST -, the police, only with a lathi, or bamboo stick, in their hands, run away as all the other passengers. Even when a terrorist localize him doing photos and starts shooting at him, Da Souza asks a police to shoot back at the terrorist, but he doesn’t do anything paralyzed by the fear.
The station remains in absolute silence, while the terrorists walk around it totally relax. A woman runs away with his child of six years old, with other passengers that also are escaping from the trap that has became the station. While running, has a panic attack and starts shouting. One of the terrorists looks at her, smiles, aims, shoots and kills before the child and after her.
The plan of the terrorists was to remain strong in the railway station with hostages as shells, but the resistance of the police is too small.
Suddam Pandarkar is one of the policemen in service that night in the Police Station inside the CST station. After the first minutes of confusion, their boss send them to oppose resistance to the terrorists. From the platform 6 of local trains, he sees the terrorists. With his small and old gun shoots three bullets, what calls the attention of Ismail and Kasab. With a burst of their automatic fusil they injured him. His next remember is in the hospital. S.Pandarkar was one of the only three policemen that shot at the terrorists in CST.
After 25 minutes without resistance, Ismail and Kasab decide to go out of the CST.
22:00h
Without anything that has disturbed the tranquillity of the deluxe hotel Trident-Oberoi (in fact, two hotels joint through inside the buildings), starts fire in the reception of Trident and an indiscriminate shooting in the Oberoi one.
Afterwards, the two terrorists go to the Tiffin Restaurant of the Oberoi, where, as in the Taj, they will be able to close the doors and make hostages. Once closed there, Rehman and Fahadullah order to two waiters to burn the local with everybody inside. The two waiters, with two matches boxes, obey and try to burn the curtains. On the meanwhile, a eight months pregnant woman asks for her freedom and dies after a shot of one of the terrorists. You can smell the fear in the air. So much that one of the waiters cannot even start one match after the other one. He is also assassinated by one of the terrorists. The other waiter, realizing that he was going to die as well, jumps through the window. Incredibly, he saves his life, like a waiter of the Taj that also jumped through the window.
On the mean while, also around 22:00h, in the restaurant Souk situated in the roof top of the Taj Tower, Faisul was having a business dinner. As a security guard - he is responsible of the South-African selection of cricket - realizes that something is not good. Too many calls, almost at the same time, to the costumers of the restaurant, with strange faces, the questions to the tables near by and the nervous of the manager for the restaurant certifies him that something is going wrong.
After listening some gunshots, he decides to have a look through the big windows, but everything seems to be normal down the streets. He presents himself to the manager of the restaurant and he explains him that it seems to be an attack in the hotel. From then on, Faisul will be the in-charge of the situation in the restaurant. He explains the situation to the costumers and asks for calm in the restaurant. Faisul orders to close the doors of the restaurant. After some calls, the manager confirms that the hotel is under a terrorist attack. Then, Faisul orders the about sixty costumers to go to the kitchen. Faisul and the staff of the hotel, very carefully, move furniture to the entrance of the kitchen to create a barricade. From there, they pass to the conference hall, next to it, where there were already around sixty people hiding. While they passed through the kitchen, Faisul and the staff of the hotel took all the knifes they found. Faisul sends one security guard from the hotel to have a look to their escape-path: the emergency stairs. After, they close the lights and remain in silence.
Also around 22:00h, in the Nariman House, the maid of the rabbi Gabriel Holtzberg - whose name doesn’t want to be said - opens the door of her room after hearing some shouts in the house. She sees two men with guns. Carefully, closes the door of her room and seats in a corner of her room. She hears some gunshots. It is believed that it was already then when the rabbi, her wife and the two Jewish guests die.
Only remain alive their baby of two years old and the maid, closed in her room.
Imran and Nasir starts shooting from the windows, killing one of the guys that asked them for the bags. They also throw a grenade to the petrol pump in front of Nariman House. Luckily for the neighbourhood, one of the most populated in the area of Colaba, they only achieve to destroy one of the walls of the petrol pump.

22:15
Explodes a bomb inside a taxi in Vile Parle, in the outskirts of Mumbai, at 30 km of Colaba.
22:36h
Explodes a second taxi in Wadi Bunder, at 40 km from Colaba.
22:45h
The terrorists decide to bring the hostages from the restaurant Tiffin of the H.Trident Oberoi to the 18th floor. Amongst them, there is Apoorva Parikh, with his two friends Anand Jain, one of the owners of the new flourishing Yes Bank, and Suresh Parekh. Once in the 18th floor through the stairs, the amount of hostages doesn’t fit in the entrance hall of one floor. They bring some of them to the 17th floor. Apoorva Parikh remains in the 18th with his two friends, some hostages and one terrorist; the other one is in the 17th floor with the rest of hostages. After a while and after some orders between the terrorists, they start shooting indiscriminately at all the hostages, killing almost all of them. Apoorva Parikh is the only fortunate that the bullets have not touch, in spite of falling to the floor with his two friends on top of him.
The goal of the terrorists was to kill 5.000 people between the different attacks.
23:00h
Ismail and Kasab decide to abandon the CST railway station. While walking, they shoot at anything moving.
At not more than 400 meters from the CST station, and next to the Cama Hospital, they find Thakur Budha Waghela, a worker from the cleaning staff of the Albless Hospital. He is finishing dinner before going to work. The two terrorists ask him for water. He gives them some and they kill him in front of his six years old son. Afterwards, they go to the Cama Hospital, dedicated exclusively to women and children, where Nasrim Shaikh is delivering her baby. When the doctors hear gunshots in the hospital, they put the baby’s head, already appearing, back inside the belly of her mother. She shouts of terrible pain and the doctors give her a painkiller that puts her to sleep. The doctors turn off the light and close the door from inside. After some minutes, the terrorists arrive to their floor and try to open the door, but as it is closed, they leave the floor. Immediately after, the doctors reactivate the operation and save the life of the baby, and her mother. The six dead in the Cama Hospital were from the policemen that were following the terrorists. The witness from the hospital said that the terrorists were shooting in the air while they were going through the hospital. No staff or patient have been threatened.
Hemant Karkare, boss of the Anti-Terrorist Squad (ATS) in Mumbai, gets to know where are the terrorists through the radio of his car and takes this way, with three of his colleagues: Ashok Kamte, Vijay Salazar and Arun Jadhav. Once there, they are shown the way taken by Ismail and Kasab. They find two dead bodies in the street in front the Cama Hospital. With the Albless Hospital on their left, they turn left following the only path possible by car, with the Albless Hospital again on their left and plants and trees on their right, that surround the buildings along the street. Suddenly, their life just finishes. An ambush from Ismail and Kasab, two 21 years old guys, finishes with the life of Karkare, the boss of the ATS-Mumbai, the most important brigade antiterrorist of India, and two of his colleagues. The two terrorists take out from the car the bodies of Karkare, Kamte and Salazar, laughing about the fact that Karkare is wearing a bullet-proof. But they left Arun Jadhav inside, maybe due to his corpulence and his position inside the car, that would have meant too much time lost. Oddly, Arun Jadhav was the only one remaining alive.
Ismail and Kasab run away with the car, what allows them to hear all the chats of the police through the car’s radio. They go out from the Badruddin Tayabi Street and turn right on Mahapalika Marg. When they pass in front of the Metro Cinema, they start shooting at the people waiting for the night session. During their escape, they shoot randomly through the strangely semi deserted streets of South-Mumbai. In the meantime, in the backside of the car, Arun Jadhav cannot move due to his wounds.
The car is going fast towards the Taj or the Nariman House, very closed one to each other. On the way they find a check-post that cuts the street. From the check-post, the police observes a police car approaching them, really fast. The police is worried. In spite of being a police car, it is doing very strange things while approaching. None of the police reacts. From the front windows of the car appear two bodies that start shooting them. The camera shooting all the scene falls down and the terrorists pass through the control-post, not without having a puncture.
The terrorists listen through the radio that their car has been identified. They stop next to a blue Skoda car, kill its driver and escape in it. It is then when Arun Jadhav gives the informations: their new car, their direction and that they have killed Karkare. This new angers the police corps. Finally, Ismail and Kasab are intercepted some minutes later in Chowpatti Beach. Ismail dies under the bullets of the police and Kasab, wounded, is brought to the hospital and arrested.
27th November
00:00h
The development of the facts has revealed to the Indian Government that it is not a simple terrorist attack but a complex attack to the whole city of Mumbai. The emergency plans are activated and they call the Marines (MARCOS), group specialized in operations of high risk in the sea, and the National Security Guard (NSG), the elite group of India trained to fight any threat in the country.
02:00 - 10:00h
The MARCOS enter in action in the taj, Oberoi and Nariman House at 02h.
In the meanwhile, Sunil Yadhav, member of the NSG, waits in Delhi, for the last two hours, for a plane that will bring him, his 150 colleagues and their equipment to Mumbai.
Amongst the costumers of the Taj emerge ideas to escape from the building, impossible to be entirely covered by four terrorists. Deepak Kuntawala builds a large rope with curtains of his room, through which will be able to escape a lot of people. First, women and children. After, men. Then, his father that, while going down the curtain, breaks them and falls to the ground, breaking his leg. And the last one, Deepak Kuntawala goes down with the rests of the curtains.
In the Oberoi, Arun Parikh remains alive in the 18th floor when he hears the terrorists coming back. Making like if he was dead, feels like a focus of a camera that is shooting him and the rest of victims. They are being video-recorded by the terrorists or, at least, he believes so. When Rehman and Fahadullah go, one of his friends, badly injured, asks him a little bit of space to be able to breath better. He gave him what he needed and, after a while, he dies. The terrorists come back after a meanwhile and, feeling them very closed, hears how they say “This one has moved. Before was not here. Lets go to check it”. He knows that they refer to him. When he is sure that they aren’t there anymore, Arun Parikh leaves the 18th floor to go to the 19th, where he finds the AC-room and hides in it.
In the Taj Tower, the 120 people that Faisul was protecting are still closed in the conference hall. After receiving the information that the emergency stairs are secure, Faisul orders everybody to take out their shoes and to switch off their mobiles and remain in absolute silence. After one hour of suffering, hearing shots and explosions while going down the stairs, Faisul achieves to take out safely all the people. It was 03h and being in the modern Taj Tower instead of the Heritage, the old side of the hotel and where the terrorists were attacking, has saved their life.
During the first three hours of action of the Marines, they achieve to liberate hundred people from the Heritage. But at 05h, the terrorists find the escape route of the hostages through the lobby and throw a grenade that stop the rescue till 07h. In the next three hours, the Marines free hundred hostages more.
Around this time, Sunil, member of the NSG, enters into a plane that will bring him, all his colleagues and their equipments to Mumbai.
Around 09h, the maid of the Nariman House, that listens the incessant cry of the baby and after a while without gun-shots, decides to go to pick him up. After finding him and calming him down, she escapes from the house. In her escape, she senses four bodies in the floor of one room. The terrorists don’t realize that she has gone and her testimony would give valorous hints to the NSG about what is happening inside the house.
At 10h, finally starts their action the NSG, in the Taj, Oberoi and Nariman House.
Sunil is assigned to the Taj. His mission will be to rescue as much people as possible. There are no hostages, only people hidden, most of them in their rooms. It will be a difficult work for Sunil, but he has been trained for it. As the nickname of the NSG suggests, Black Cats, their black outfit, their capacity of moving in conflict zones without saying a word, without making any noise that will betray their position, equipped with the last weapons and trained not to feel pain make them the ideal corps for deal the situation.
Sunil starts his work in the 6th floor to go down floor by floor. His concrete mission was to check room by room the existence of costumers closed in their rooms. Each guest found has to be brought to the Central Place, a hall in each floor from where all the corridors leads to the rooms. Once here, he should give the guests to another commando in charge of taking them out of the building. Then, Sunil would have to go to check another room, one by one, till finish with the 500 rooms of the hotel.
In the Oberoi, the NSG enters in the building from the roof top with an helicopter. Their mission and their action will be the same that in the Taj.
10:00 - 00:00h
At midday, in front the restaurant Gokul, next to the Taj, one of the thousands people that are there to be close to the facts, asks to a policeman from who are those two suitcases unattended for a long while. They call the bomb disposal experts to check it. By surprise and panic of everybody, eight kilos of RDX explosives in each one, enough to produce another massacre amongst the people concentrated there. The alert is given in Oberoi and Nariman House. And at the surprise of police, they found two more suitcases next to Oberoi, but not around Nariman House.
These facts bring us to clear conclusions. If the suitcases were outside and the terrorists are inside, it means that there are more terrorists outside the hotels. This fact was confirmed afterwards by the terrorist arrested, who affirms that have arrived 15 to Mumbai, not ten.
It is 15:30h, and Sunil has been inside the hotel for around five hours liberating guests. He doesn’t know how many because the stress of the situation doesn’t let him remember it. Besides, as they are trained not to speak, while he is inside, he cannot talk with anyone, except with his colleagues next to him, by signs, no communicators. This makes him unable to know how many hostages have been freed, if there is still any in the rooms and if there are terrorists still alive in the building.
Sunil continues with his risky work. Arrives in front the door of a room. Like in all the floors, there is a lot of smoke and it is very dark, in spite of the huge fans that the NSG has installed to remove the smoke and the smell from the decomposing bodies. He almost can’t see anything and hasn’t got any plan from the building. The guide they brought run away terrorized with the facts.
He knocks on the door of the room very carefully, like always, waiting for possible shots from the terrorists. He doesn’t hear anything. He identifies himself as NSG, but, as the experience has shown him, if there is a guest inside, is not going to say anything because he will be frightened that it is a terrorist. Besides, he is sure that if there is someone inside, this person would have put a barricade to protect more the entrance.
Sunil warns of the explosion that there will be at the door. The guest has to protect himself, even though the explosion is really small. Once inside, after putting down the barricade made by the guest, Sunil looks around all the room for a guest. When he finds him in one corner of the room, the guest, panicking of seeing a man dressed in black, a black balaclava as well and a fusil, starts shouting. Sunil hugs the guest, calms him down, makes him realize that he is his rescuer and, finally, gives water to him. The water always calms down.
After a while, with the hostage more calm, Sunil explains him that has to bring him to the Central Place, where another commando will bring him out. They walk really carefully through the corridors on the way to the central Place. Seeing all what is surrounding them, the guest enters in panic again, and Sunil has to calm him down again. When they arrive to the meeting point, Sunil decides to stay a little more to relax the guest. From their position they cannot see more than one meter, what makes the corridors that arrives to them black and dark dangerous tunnels full of smoke. Suddenly, a grenade blows next to the guests that were being rescued. All of them enter in panic and there is a moment of big confusion. The terrorists open fire at them and the elite NSG replies to it as well. But, as Sunil explained us, they didn’t know where to shoot because didn’t know from which corridor where coming the shots. Sunil feel something in the left side of his bottom, but continues firing at the terrorists. Once controlled the situation, some commandos take the guests to the exit, and Sunil goes to look for another room.
It is not till 16:30h that Sunil starts feeling too much hot in his left hip and a little bit dizzy: a bullet has passed through his left bottom chick and gone out through his right leg. Another commando takes him out of the hotel Taj. According to Sunil, he has survived thanks to their training to endure pain and the special equipment they have.
In the Oberoi there was a similar situation. At 14:30h some guests are liberated. Like if the terrorist were following the events on the TV, between 14:30h and 15:00h, like a revenge for the escape of the guests, they throw five grenades that obliges to stop the rescue. After these explosions, it is decided to send more commandos inside the Oberoi.
During all the 27th Nov, Imran and Nasir, the terrorists in the Nariman House, offer an incredible resistance to the NSG commandos. In spite of being a four floors house, the commandos don’t achieve nothing special. The terrorists, with the windows of the house covered by blankets, change constantly the position from where they shoot. This confuses a lot the NSG commandos that don’t know if the only two terrorists seen by the maid inside the house are really the only ones inside..
28th November
00:00 - 20:00h
At one o’clock in the morning, forty guests are liberated in the Oberoi. The operation continues positively and during the night follows the offensive against the terrorists.
Apoorva Parikh remains in the AC-room. He has achieved to survive thanks to the water of the AC machines. Around eight o’clock in the morning, we listen how, from the radio of a policeman outside the Oberoi, someone says: “In the 16th floor there is nothing. They continue up”. It would not be till 09:30h that some commandos will reach the 19th floor, where there is the AC-room. After calling to the door and identifying themselves as NSG, Apoorva Parikh understands that he still has an opportunity. Finally, at 10h starts a massive liberation of guests. The terrorists are already dead, but the liberation of the 93 guests enlarges until 15:00h. We don’t know if it is because of problems inside the hotel, because of the state of the guests or because outside there is a mass of journalists, mainly Indians, desiring to obtain an image of the guests. Every time that a guest is leaving the hotel, a crowd of cameras would jump on him so that, the guests, after 36 hours closed in the most terrifying circumstances, see themselves frightened by the desires of images from the profession.
At 15:30h, the rescue operation in Oberoi finishes.
In the Nariman House, in the morning, thirty commandos from the NSG are left in the rooftop of the house by an helicopter. But Imran and Nasir know perfectly the house and have big amount of munitions and grenades. Starts an intensive war inside the house, with 25 explosions registered (probably from both sides).
At 18:40h, Andri, the photographer from USA, is near Nariman House. It seems that, finally, the NSG has killed the terrorists. The people starts crossing the control posts around the house. Andri told us “I don’t like Indian crowds. Even less this one, next to Nariman House, where not so long ago there were explosions. Besides, the people seems really angry.” The crowd was getting close to the house shouting “Long life to India, Death to Pakistan”, due to the Pakistani nationality of the terrorist arrested. When they were very close to the house, some shots were heard from inside. All the people that were around the house had run in an incredible stampida that could have been terrible for more than one.
Finally, the operation finishes at 20:00h, after 48 hours of siege.
All the operations made in the Taj were more slow and difficult because it was the only place where there were four terrorists. Moreover, thanks to the confessions of the arrested Kasab, it was known that the terrorists have rent a room, the previous days to the attacks, where they had let big amount of weapons.
At 15:30h, seven guests are liberated and Sunil’s commando in-charge died in one of the battle against the terrorists. The estimations say that inside the hotel there weres still around 100 guests.
Between 16:45h and 17:15h numerous grenades explosions and multiple shots, the NSG takes the control of the lobby. The fight continues without any stop and violently until 19:00h. According to the NSG, the terrorists had a military-strategic exceptional training, comparable to theirs. They were changing constantly of military tactics and places, and also making the guests burn on fire their own room. When the NSG commando arrives there thinking that there would be the terrorists, this ones were in an another place from where they were shooting them.
At 19:00h, the fight stops for a while, to start again from 21:00h onwards sporadically.
21:00 - 08:00
We, tired and without having eaten anything during all day, decide to have a rest and eat something. When we come back at 21:40h, a strange view appears in front of us. All the TV cameras and photographers were lying on the ground. A colleague explains us how, just when we left, a shot from inside the hotel has injured one journalist. That’s why the people in the first raws is on the ground and the focus and flashes are forbidden, so the terrorists cannot identify where is the media. The terrorists are now based in the first floor, just in the corner where we are.
At 22:30h, start again the gunshots. The NSG is trying to corner the two unique terrorists still alive inside the Taj, inside the corner just mentioned, to prepare the final attack.
At 03h, starts the last big offensive. The explosions and gunshots can be constantly heard. Around 6:00h, a NSG high officer confirms that one of the terrorist is dead and the only one remaining, badly injured, is just in the opposite corner of the building.
Around 07:30h, the terrorist cannot walk and move due to the multiple wounds. In spite of it, it is the NSG commando that don’t understand the big resistance of this man.
Finally, at 08:00h, after more than 60 hours from the beginning of the attacks on the Taj, the NSG commandos open fire indiscrimately against the room where is the terrorist, leaving his body unrecognizable.
The nightmare ends.


The days that follow the attacks have submerged Mumbai, first, in sadness; afterwards, in the ire against Pakistan; and, finally, in the anger against their politicians, whom they accused of corruption and incapables of governing. All these feelings could be seen in the rally in remember of the victims, made in Marine Drive on the 30th of November, and the multitude manifestation, on the 3rd of December, made in front of the Hotel Taj and the Gateway of India.
NOTES:
On the 3rd December, one week after the beginning of the attacks, at 18:00h, the same time the manifestation started, a bomb was found in CST. It was inside the tiny luggage room where all the bags abandoned during the attack were put. As Kasab confessed in the interrogatories, all the bombs outside the hotels and in the CST railway station had the function of creating panic while the terrorists were inside the hotels. With each explosions and the following chaos, the terrorists wanted to escape as simple tourist and finally meet in Nariman House, from where they will go all together to the harbour. There, they should take a ship to high sea, where a big boat should be waiting for them to bring them to Pakistan. The operation was "sold” to the youth as a non-suicidal one, oddly, non of the bombs - that should be used as escape route and that had been programmed at the same hour- has ever exploded.
The budget for the security service for the Prime Minister and his family - now the Gandhi family from Nehru - is of 30 million euros.
The budget from the NSG assigned to protect 1.200 million people, is 26 million euros only.

miércoles, 17 de diciembre de 2008

BOMBAY, CRONICA DE UNA MASACRE por Claire Berge y Juli Garzon

El pasado 26 de noviembre empezó en Bombay un ataque terrorista sin precedentes. Granadas de mano, fusiles de asalto AK-47 y bombas distribuidas por toda la ciudad causaron el pánico entre los habitantes de Bombay. La última bomba fue hallada una semana después de haber comenzado los ataques.
Este es el relato de la semana que conmovió al mundo, y sus precedentes.
Marzo 2007
Ocho terroristas son interceptados en la ruta marítima que une la ciudad paquistaní de Karachi con Bombay. Después de pagar un soborno a la policía marítima, son puestos en libertad con un transmisor oculto en sus maletas.
Unos meses mas tarde, son detenidos en Jammu gracias a los rastreadores, cuando entraban en India para realizar un atentado.
Febrero 2008
F.A.Ansari es detenido junto a otros siete terroristas. Ansari no tarda en revelar su plan: volar por los aires el edificio de la Bolsa, en Bombay. En su declaración dibuja unos planos del sur de Bombay, con referencias específicas al Hotel Trident-Oberoi y a la Estación Victoria Terminus.
18 de septiembre 2008
Los servicios de inteligencia indios interceptan una llamada vía satélite entre un conocido miembro de Lashkar-e-Toiba, grupo terrorista con base en Pakistán, y otra persona sin identificar. Esta ultima comenta: “El objetivo es un hotel al lado de la Puerta de la India”.
24 de septiembre 2008

Se intercepta otra llamada en la que se dice que los posibles objetivos son cuatro hoteles de lujo, con vistas al mar. Aunque no se especifican fechas.
19 de noviembre 2008
La inteligencia india recibe un informe, probablemente de EE.UU., donde se habla de otra llamada interceptada por satélite. El punto desde donde se realiza está en el mar, al sur de Karachi y a cuatro días de Bombay. La llamada notifica “El cargo está en su camino a Bombay”.
26 de noviembre 2008
Hacia las 20h
Diez jóvenes con gran cantidad de bolsas se dirigen por las calles estrechas del barrio de Colaba a la Nariman House, una casa ultra-ortodoxa judía. En su camino se encuentran con unos chicos del barrio, entre ellos Sumit Supadia, que les preguntan sobre el contenido de las bolsas, a lo que responden que son muchos libros y utensilios para realizar un trabajo universitario, así como mucha agua ya que, al ser extranjeros, no les sienta bien el agua local.
Como más tarde nos comentaría un camarero del Wich Latte, “algunos de ellos habían estado viviendo allí hace unos meses. Yo mismo les había llevado comida. Por eso, a la gente del barrio no le sorprendió que entraran en el edificio con tanta tranquilidad, a pesar de las medidas de seguridad”.
De lo diez chicos, ocho abandonan la casa al poco tiempo. Todos en parejas. Dos de ellos se dirigen al Leopold Café para cenar. Los dos que quedan en la Nariman House son Imran y Nasir.
21:15h
Los dos chicos que acaban de cenar en el Leoplod Café piden su cuenta y pagan. Al dirigirse hacia la calle, se separan, como si cada uno fuera a salir por una de las dos puertas que tiene el local. Se detienen, abren sus bolsas, sacan cada uno un fusil automático AK-47 y abren fuego contra toda la gente del local.
Andri, fotógrafo americano, oye los disparos y, tras darse cuenta de que no son petardos, se esconde en un cyber-café vecino. No matan a todo el mundo. A los que quedan con vida les piden que se estiren en el suelo con su pasaporte en alto. Nicole -nombre inventado- es inglesa y es de las que más cerca está de los terroristas. Al cogerle el pasaporte y debido a su nacionalidad, piensa en su muerte inminente. Sorprendentemente, le dicen que abandone el local: “No queremos más muertos ingleses en este local”. Ella corre desesperadamente, con los pantalones agujereados por una bala.
Los dos terroristas acaban abandonando el local para dirigirse al Hotel Taj Mahal. Félix Ambrosa, dueño del cyber-café vecino del Leopold Café, ve a uno de los terroristas disparando contra la gente que corre por la calle, no a los que se esconden. Andri se mete, casi por instinto, dentro del cyber-café con Félix, que apaga las luces y pide a sus nueve clientes extranjeros que permanezcan en silencio y escondidos en la habitación de atrás. Una vez han pasado los dos terroristas por delante de su tienda y tras estar seguros de que no hay más, Andri se dirige al Leopold Café. “Era un baño de sangre. Pude ver un cargador de balas en el suelo. Esto supone muchos disparos”.
21:45h
Algunos de los huéspedes del Hotel Taj Mahal disfrutan de la apacible y calurosa noche de Bombay en la piscina cuando, de repente, granadas de mano y disparos los sacan de su burbuja de lujo. Los terroristas se dirigen al restaurante de la planta baja del hotel. Allí podrán cerrar las puertas y hacer rehenes. Son cuatro, los dos que provienen del Leopold Café, más otros dos que les esperaban en el hotel. Sus nombres: Javed, Hafeez, Nazir y Shoaib.
21:50h
Es la hora de mayor afluencia de pasajeros en la Estación Victoria Terminus, la mayor estación ferroviaria de Bombay y una de las más importantes de la India.
Mukesh Agrawal, propietario del Re-Fresh, un restaurante situado ante el andén número 13, está preparado para dar servicio a los centenares de pasajeros que hay en la estación.
Ismail y Kasab se encuentran al inicio del anden 13. Se miran, sonríen, abren sus bolsas, uno coge un AK-47 y el otro una granada de mano. Este la tira en medio de la multitud. Al explotar la granada de mano, su compañero abre fuego indiscriminado contra todo lo que se mueva. Luego se le une en los disparos su compañero. M.Agrawal grita a sus clientes que se echen al suelo, mientras una de las balas perfora su abdomen. Durante esos minutos de pánico, uno de los terroristas deja una bolsa negra y roja en el suelo. Y por los altavoces se oye la voz calmada de D.Zende instando a la gente a abandonar la estación por la salida más próxima.
Los dos terroristas permanecen largo rato en el sitio desde el que han empezado el ataque. No hay nadie que les oponga resistencia. Tal y como relataría Sebastian da Souza, editor grafico del Mumbai Mirror que fotografio a los terroristas en la estación, los policías, armados sólo con un lathi o palo de bambú, huyeron corriendo como el resto de los pasajeros. Incluso cuando uno de los terroristas lo descubre haciendo fotos y le empieza a disparar, Da Souza pide a un policía que contraataque, pero éste no hace nada paralizado por el miedo.
La estación permanece en silencio absoluto, mientras los terroristas se pasean tranquilamente por ella. Una mujer huye corriendo con su hijo pequeño de seis anos cogido de la mano, junto a otros pasajeros que también escapan de la trampa mortal en que se había convertido la estación. Mientras corre, tiene un ataque de nervios y empieza a gritar. Uno de los terroristas la mira, sonríe, apunta, dispara y mata primero a su hijo y luego a ella.
El plan de los terroristas era hacerse fuertes en la estación con rehenes como protección, pero la resistencia policial es mínima.
Suddam Pandarkar es uno de los policías de servicio en la comisaría existente dentro de la estación. Tras los primeros minutos de confusión, su jefe les manda a oponer resistencia a los terroristas. Desde el andén número 6 de trenes locales divisa a los terroristas. Con su pequeña y vieja pistola dispara tres balas, lo que llama la atención de los terroristas. Con una ráfaga de sus fusiles automáticos le hieren en el pecho. Su próximo recuerdo es ya en el hospital. S.Pandarkar fue uno de los tres únicos policías que abrió fuego contra los terroristas.
Tras 25 minutos sin resistencia, Ismail y Kasab deciden salir de la estación.
22:00h
Sin que nada hubiera enturbiado los ánimos del hotel de lujo Trident-Oberoi (de hecho, dos hoteles unidos en su interior), se prende fuego en la recepción del Trident y se dispara indiscriminadamente en la del Oberoi.
Acto seguido, los dos terroristas, se dirigen al restaurante Tiffin del hotel, donde, al igual que en el Hotel Taj Mahal, podrán cerrar puertas y hacer rehenes. Una vez encerrados allí, Rehman y Fahadullah ordenan a dos camareros que prendan fuego al restaurante con toda la clientela dentro. Los dos camareros, con dos cajas de cerillas, obedecen e intentan prender fuego a las cortinas. Mientras, una mujer embarazada de ocho meses pide que la dejen salir y muere de un disparo de los terroristas. El miedo se palpa en el ambiente. Tanto que uno de los camareros ni tan siquiera consigue encender una cerilla tras otra. También es asesinado de un disparo. El otro camarero, al ver que él también va a morir, salta por la ventana. Milagrosamente salva la vida, al igual que un camarero del Hotel Taj Mahal que también huye por la ventana.
Mientras tanto, también a las 22,00 horas, en el restaurante Souk situado en la terraza de la Taj Tower del Taj Mahal, Faisul mantenía una cena de negocios. Como guardaespaldas que es -se encarga de la seguridad de la selección surafricana de cricket-, advierte que algo no va bien. Demasiadas llamadas, casi simultáneas, a los clientes del local, con caras de preocupación y preguntas a las mesas vecinas, así como el evidente nerviosismo del manager del restaurante, le convencen de que algo falla.
Al oír unos disparos observa desde las alturas, a través de los grandes ventanales, las calles que rodean el Taj Mahall y su Tower. Pero no le revelan nada anormal. Se identifica ante el manager y éste le comenta que parece que se produce un ataque al hotel. Faisul pasa a tomar el mando de la situación en el restaurante. Tras pedir calma y tranquilidad a los clientes, Faisul manda cerrar todas las puertas del restaurante. Después de unas llamadas, el manager confirma el ataque terrorista. Faisul ordena que los cerca de sesenta clientes se dirijan a la cocina. Faisul y los trabajadores del restaurante, con mucho cuidado de no hacer ruido, ponen muebles tras las puertas para trabarlas. De ahí pasan a una sala de conferencias donde hay otras sesenta personas. Durante el paso por la cocina, Faisul y los trabajadores del hotel se arman con todos los cuchillos que pueden. Faisul manda a un miembro de seguridad del hotel a comprobar si su ruta de escape, la escalera de incendios, es segura. Acto seguido apagan las luces y permanecen todos en silencio.
También cerca de las 22,00 horas, en la Nariman House, la criada del rabino Gavriel Holtzberg -cuyo nombre no quiere revelar- abre la puerta de su habitación al oír gritos en la casa. Ve a dos hombres armados. Cuidadosamente, cierra la puerta sin hacer ruido y se acurruca en una esquina de la habitación. Escucha unos disparos. Se cree que ya fue entonces cuando murieron el rabino, su mujer y los dos huéspedes judíos. Tan sólo queda con vida el bebé, de dos anos, y la criada escondida en su habitación.
Acto seguido, Imran y Nasir disparan desde las ventanas, matando a uno de los chicos que, a su llegada, les había preguntado por sus bolsas. Lanzan una granada para hacer volar por los aires la gasolinera que hay justo en frente. Afortunadamente para el vecindario, uno de los más poblados de Colaba, sólo consiguen derrumbar uno de los muros de la gasolinera.
22:15h

Explota una bomba en un taxi en Vile Parle, en las afueras de Bombay, a treinta kilómetros de Colaba.
22:36h
Explota un segundo taxi en Wadi Bunder, a cuarenta kilómetros de Colaba.
22:45h
Los terroristas deciden subir los rehenes del restaurante del Hotel Trident Oberoi a la planta 18. Entre ellos se encuentra Apoorva Parikh, junto a sus dos amigos Anand Jain, uno de los propietarios del floreciente Yes Bank, y Suresh Parekh. Una vez subidas las escaleras hasta la planta 18, la cantidad de rehenes existente no permite a los terroristas mantenerlos en el recibidor de una sola planta. Bajan a algunos de ellos a la planta 17. Apoorva Parikh permanece en la 18 con sus dos amigos, el resto de rehenes y uno de los terroristas; el otro se encuentra en la planta 17 con los rehenes que no cabían en la 18. Al cabo de unos minutos y después de unas ordenes entre los terroristas, abren fuego contra todos los rehenes de las dos plantas, matándolos a casi todos. Apoorva Parikh es el único afortunado al que las balas no han tocado, aunque cae al suelo con sus dos amigos encima.
El objetivo de los terroristas era matar a 5.000 personas entre los distintos ataques.
23:00h
Ismail y Kasab deciden abandonar la Estación Central Victoria. A su paso, van disparando contra todo lo que se mueve.
A no más de cuatrocientos metros de la estación y al lado del Cama Hospital, encuentran a Thakur Budha Waghela, trabajador de la limpieza en el turno de noche en el Albless Hospital. Está acabando su cena antes de empezar a trabajar. Los dos terroristas le piden agua. Se la da y, posteriormente, le matan delante de su hijo de seis anos. Luego se dirigen al Cama Hospital, dedicado exclusivamente a niños y mujeres, donde está de parto Nasrim Shaikh. Cuando los médicos que la asisten empiezan a oír disparos dentro del hospital, meten la cabeza del niño, que ya asomaba por el útero, dentro la barriga de su madre. Ella chilla desesperadamente de dolor, los médicos le inyectan un calmante para que se quede dormida, apagan las luces de la sala de partos y cierran la puerta desde dentro. Al cabo de unos minutos, los terroristas pasan por esa planta e intentan abrir la puerta. Al estar cerrada, abandonan la planta. Inmediatamente después los médicos reactivan la operación y consiguen salvar la vida del bebé y de su madre. Los seis muertos que se registran en el Cama Hospital son de los policías que iban siguiendo a los terroristas. Las testigos del hospital afirman que los terroristas disparaban sólo al aire mientras se movían por el hospital. Nunca amenazaron a ninguna enferma ni trabajador del hospital.
Heman Karkare, jefe de la Brigada Antiterrorista de Bombay, se entera por la radio de su coche de la situación de los terroristas y pone rumbo hacia allí, con tres de sus agentes: Ashok Kamte, Vijay Salazar y Arund Jadhav. Una vez allí son indicados de la dirección seguida por Ismail y Kasab. A su paso por esa calle encuentran dos cuerpos sin vida al lado de la carretera. Dejado el Albless Hospital a su izquierda, tuercen a la izquierda siguiendo el único camino posible en coche. Es una calle con el Albless Hospital otra vez a su izquierda y plantas y árboles a su derecha, que rodean los edificios que se echan encima de la calzada. Una emboscada de Ismail y Kasab, dos chicos de 21 años, acaba con la vida de Karkare, el jefe de la ATS, la brigada antiterrorista más importante de India, y de dos de sus acompañantes. Los dos terroristas sacan del coche a Karkare, Kamte y Salazar mientras no paran de reírse del hecho que Karkare llevara un chaleco antibalas. Pero dejan a Arund Jadhav dentro, pues, tal vez debido a su corpulencia y a su situación dentro del coche, les habría supuesto demasiado tiempo perdido. Curiosamente, Arund Jadhav era el único que seguía vivo de los cuatro ocupantes del coche.
Ismail y Kasab emprenden la huida con el coche, lo que les permite seguir por la radio del coche todas las conversaciones de la policía. Salen de la calle Badruddin Tayabi, giran a la derecha por la Mahapalika Marg. Al pasar por delante del Metro Cinema, abren fuego contra la gente que estaba esperando el inicio de la sesión nocturna. A lo largo de su trayecto, disparan por las calles extrañamente semidesiertas del sur de Bombay. Mientras, en la parte trasera del coche, Arund Jadhav apenas se puede mover como consecuencia de las heridas que tiene.
El coche se dirige a gran velocidad hacia Colaba, como si quisieran ir al Hotel Taj Mahal o a la Nariman House, muy cerca una del otro. Por el camino divisan un control policial que corta la calle. Desde el control, los policías observan un coche patrulla aproximándose a gran velocidad. Se muestran inquietos. A pesar de ser un coche de la policía demuestra comportamientos extraños. Ningún agente reacciona. Del coche patrulla asoman dos cuerpos por las ventanas delanteras, que les empiezan a disparar. El cámara que lo estaba filmando cae al suelo y los terroristas pasan el control no sin sufrir un reventón en una rueda.
Los terroristas oyen por la radio que su coche ya ha sido identificado. Paran al lado de un Skoda azul, matan a su ocupante y huyen en él. Es entonces cuando Ardun Jadhav facilita sus informaciones por la radio del coche: el vehículo que llevan los terroristas, la dirección que han tomado y que han matado a Karkare. Esto enfurece al cuerpo policial. Finalmente, Ismail y Kasab son alcanzados minutos más tarde en Chowpatthi Beach. Ismail muere por los disparos de la policía, mientras Kasab, malherido, es llevado al hospital y arrestado.
27 de noviembre
00:00h
El devenir de los acontecimientos ha revelado al Gobierno indio que no se enfrenta con un simple ataque terrorista sino con un complejo ataque a la toda ciudad de Bombay. Se activan los planes de alerta máxima y se llama al cuerpo de Marines, especializados en operaciones de elevado riesgo en alta mar, y al cuerpo de élite Guardia de Seguridad Nacional, el cuerpo más preparado de la India para combatir cualquier tipo de amenaza.
02:00 - 10:00h
Los Marines entran en accion en el Hotel Taj Mahal, el Hotel Trident Oberoi y en la Nariman House a las 02:00h.
Mientras, Sunil Yadhav, miembro de la Guardia de Seguridad Nacional, sigue esperando en Delhi, como en el transcurso de las ultimas dos horas, la llegada de un avión que los transporte, con sus 150 compañeros y todo su equipo, hacia Bombay.
Entre los distintos clientes del Hotel Taj Mahal surgen ideas para conseguir abandonar el edificio, imposible de cubrir todo por tan sólo 4 terroristas. Deepak Kuntawal construye una larga cuerda con las cortinas de su habitación, por la que podrán escapar muchas personas. Primero, mujeres y niños. Luego, los hombres. El penúltimo es su padre que, cuando está bajando por la cortina, ésta se rompe y, al caer al suelo, él se fractura una pierna. Deepak Kuntawala baja como puede con lo que queda de las cortinas rotas.
En el Hotel Trident Oberoi, Arund Parikh sigue con vida en el piso 18 cuando oye que los terroristas se acercan de nuevo. Haciéndose el muerto, siente como el foco de una cámara le está filmando junto al resto de víctimas mortales. Están siendo grabados por los terroristas, o así lo cree el. Al irse Rehman i Fahadullah, uno de sus amigos, muy malherido, le pide un poco de espacio para poder respirar mejor. Él se lo cede, pero al poco rato su amigo muere. Los terroristas regresan al cabo de un rato y, sintiéndolos muy cerca, oye como dicen “Ese se ha movido. Antes no estaba aquí. Vayamos a comprobarlo”. Sabe que se refieren a él. Cuando está seguro de que ya no están, Arund Parikh abandona la planta para subirse arriba, donde encuentra la habitación del aire condicionado.
En la Tower del Hotel Taj Mahall las 120 personas que Faisul se encarga de proteger siguen encerradas aún en la sala de conferencias. Tras confirmarse que la escalera de incendios es segura, Faisul ordena a todo el mundo sacarse los zapatos, apagar los móviles y les ruega mantener un silencio escrupuloso. Tras una hora de sufrimiento, oyendo disparos y explosiones mientras bajan por las escaleras, Faisul consigue sacar con vida a todas las personas. Eran las tres de la noche y, el haber estado en la moderna Tower del Hotel Taj Mahal y no en el Heritage, la parte antigua donde los terroristas actuaban, les había salvado la vida.
En las tres primeras horas de acción de los Marines consiguen liberar a cien personas del Heritage. Pero a las 05:00h los terroristas descubren la vía de escape de los rehenes por el lobby y lanzan una granada. Se interrumpen los rescates hasta las 07h. En las tres horas siguientes, los Marines liberan a cien rehenes más.
Cerca de esta hora, Sunil, miembro de la Guardia de Seguridad Nacional, entra en un avión que le llevara, junto a todos sus compañeros y equipo, a Bombay.
Casi a las nueve de la mañana, la criada de la Nariman House, que no para de oír llorar al bebé y tras un rato sin escuchar disparos, decide ir a buscarlo. Tras encontrarlo y calmarlo, huye de la casa. En su escapada, intuye cuatro cuerpos sin vida en el suelo de una habitación. Los terroristas no se dan cuenta de su marcha y su testimonio daría unas valiosas pistas a la Guardia de Seguridad Nacional sobre lo que pasa dentro la casa.
A las 10h de la mañana, entran por fin en acción la Guardia de Seguridad Nacional, en el Hotel Taj Mahal, el Hotel Trident Oberoi y la Nariman House.
A Sunil se le asigna el Hotel Taj Mahal. Su misión es rescatar cuanta más gente mejor. No hay rehenes, sólo gente escondida, la mayoría en sus habitaciones. Será un trabajo difícil para Sunil, pero ha sido entrenado para esto. Como el apodo de la Guardia de Seguridad Nacional indica “Black cats” (Gatos negros), su vestimenta negra, su capacidad para moverse por las zonas en conflicto sin articular palabra, sin hacer ruidos que delaten su posición, equipados con las últimas armas y entrenados para no sentir el dolor, les hacía el cuerpo ideal para la situación.
Sunil empieza su trabajo en la planta 6 del hotel para, sucesivamente, ir bajando planta por planta. Su misión concreta era comprobar, habitación por habitación, la existencia de rehenes. Cada rehén que encontrara, debería llevarlo al Central Place, un vestíbulo que había en cada una de las plantas y del que salían los pasillos que conducían a las habitaciones. Una vez allí daría el rehén a otro comando encargado de sacarlo del edificio. El debería ir a comprobar otra habitación, una a una. Así, hasta acabar con las más de 500 habitaciones de que dispone el hotel.
En el Hotel Trident Oberoi, la Guardia de Seguridad Nacional entra en el edificio por la azotea, gracias a unos helicópteros. Su misión y forma de actuar será la misma que en el Hotel Taj Mahal.

10:00 - 00:00h
Al mediodía, delante del restaurante Gokul, situado al lado del Hotel Taj Mahal, una de las miles de personas que hay al lado del hotel para seguir los hechos de cerca, pregunta a un policía de quién son esas dos maletas que llevan tiempo allí sin ser atendidas por nadie. Se llama a los artificieros para que las comprueben. Para sorpresa y pánico general, se comprueba que contienen ocho kilos de explosivos RDX cada una, suficientes para provocar una masacre entre los miles de personas allí reunidas. Corre la voz de alerta y se investigan los aledaños del Hotel Trident Oberoi y de la Nariman House. Para sorpresa de la policía, se encuentran dos maletas más junto al Trident Oberoi, pero nada cerca de la Nariman House.
La lectura de este hecho lleva a una conclusión clara. Si las maletas están fuera y los terroristas dentro, eso quiere decir que hay más terroristas fuera de los hoteles. Este hecho ha sido confirmado por el único detenido de los terroristas, que afirma que los que llegaron a Bombay para el ataque fueron quince, no diez.
Son las 15:30h, y Sunil lleva ya más de cinco horas liberando rehenes. No sabe cuántos, pues el estrés de la situación no le deja recordarlo. Además, como están entrenados para no hablar, mientras está en el interior del hotel no puede comunicarse con nadie, sólo con sus compañeros, mediante señas, nada de intercomunicadores. Esto le imposibilita saber cuantos rehenes se han sacado, si queda alguno en su interior y si quedan terroristas con vida, ya que sólo puede comunicarse con los comandos que están a su lado.
Sunil sigue con su arriesgado trabajo. Llega delante de la puerta de una habitación. Como en todos los pisos, hay mucho humo y está muy oscuro, a pesar de los grandes ventiladores que la Guardia de Seguridad Nacional ha instalado para ahuyentar el humo y el mal olor de los cuerpos en descomposición. Casi no ve nada y no dispone de ningún mapa del edificio. El guía del hotel que traían ha huido aterrorizado por los acontecimientos.
Llama a la puerta de esa habitación con mucho cuidado, esperando posibles disparos de los terroristas. No se oye nada. Se identifica como policía, pero, como la experiencia le ha demostrado, si hay un rehén en su interior, no va a decir nada pues temerá que es un terrorista. Además, está seguro que han trabado la puerta con muebles para dificultar la entrada de los terroristas.
Sunil advierte de que va a haber una explosión controlada en la puerta. El rehén debe protegerse, a pesar de que la explosión es pequeña. Una vez dentro, después de haber echado abajo la barricada montada por el huésped, Sunil busca a algún rehén. Al encontrar a un hombre en un rincón de la habitación, éste, muerto de miedo por la entrada de un hombre vestido de negro, con un pasamontañas también negro y armado con un fusil, estalla en un ataque de pánico. Sunil le abraza, le tranquiliza, le hace entender que es su rescatador y, tras haber empezado a calmarle, le da agua para beber. El agua siempre calma.
Una vez algo más tranquilizado aquel rehén, Sunil le explica que debe llevarlo al Central Place, donde otro comando lo sacará del edificio. Andan con mucha precaución por los pasillos que llevan hasta el Central Place. Al ver la escena que les rodea, el rehén entra de nuevo en un estado de pánico. Ya en el punto de reunión con el otro comando, Sunil se queda con él un rato más para tranquilizarlo. Desde su posición no puede ver a más de un metro, con lo que los pasillos que llevan hasta ellos se convierten en largos y oscuros túneles llenos de humo. De repente una granada explota al lado de los rehenes rescatados. Todos entran en pánico y hay un momento de gran confusión. Los terroristas abren fuego contra ellos, a lo que la Guardia de Seguridad Nacional responde. Pero, como nos explicó Sunil, no sabían a dónde disparar, pues no sabían de qué pasillo venían los tiros. Sunil siente algo en su nalga izquierda, pero sigue disparando contra los terroristas. Ya controlada la situación, unos comandos se llevan a los rehenes y Sunil se dirige a otra habitación para buscar más rehenes.
No es hasta las 16:30h que Sunil empieza a sentir un calor excesivo en su cadera y una cierta sensación de mareo: una bala ha entrado por su nalga izquierda y ha salido por su pierna derecha. Otro comando se encarga de sacarle del hotel. Según Sunil, pudo sobrevivir gracias al entreno recibido para soportar el dolor y al equipo especial de que disponen en la Guardia de Seguridad Nacional.
En el Hotel Trident Oberoi se daba una situación similar. A las 14:30h se consigue liberar a algunos rehenes. Como si los terroristas estuvieran viendo los acontecimientos por la televisión, de las 14:30h a las 15:00h, como si fuera una venganza por la liberación de los rehenes, tiran cinco granadas que obligan a parar la operación de rescate. Tras estas explosiones, se decide enviar más comandos al interior del hotel.
Durante todo este día Imran y Nasir, los terroristas que se encuentran en la Nariman House, ofrecen una brutal resistencia a la Guardia de Seguridad Nacional. Ésta, a pesar de ser una simple casa de cuatro pisos, no consigue ningún avance. Los terroristas, con todas las ventanas de la casa tapadas con mantas, cambian constantemente sus posiciones para disparar. Esto vuelve locos a los comandos, que no saben si los dos terroristas que ha visto la criada son o no los únicos que hay en la casa.

28 de noviembre
00:00 - 20:00h

A la una de la madrugada, se libera a cuarenta rehenes en el Hotel Trident Oberoi. La operación va bien encaminada y durante toda la noche continúa la ofensiva contra los terroristas.
Apoorva Parikh sigue escondido en la habitación del aire condicionado. Ha conseguido sobrevivir gracias al agua que ha bebido del aire condicionado. Hacia las ocho de la mañana escuchamos como, de la radio de un agente de policía en el exterior del Hotel Trident Oberoi, alguien dice “En el piso 16 no hay nada, continúan para arriba”. No seria hasta cerca de las 09:30h que unos comandos llegan a la planta 19, donde está la habitación del aire condicionado. Al llamar a su puerta la Guardia de Seguridad Nacional e identificarse, Arund Parikh entiende que aún le queda esperanza para salir con vida. Finalmente, a las 10:00h empieza una liberación masiva de rehenes. Los terroristas ya están muertos, pero la liberación de estas 93 personas se alarga hasta las 15:30h. No sabemos si por complicaciones dentro del hotel, por el estado en que se encuentran los rehenes o porque en el exterior hay una masa de periodistas, sobre todo indios, deseosos de obtener imágenes de los rehenes. Esto hace que cada vez que un rehén abandona el hotel un sinfín de cámaras los apabulle de tal forma que los rehenes, tras haber estado 36 horas encerrados en las más terroríficas circunstancias, se ven intimidados por los deseos de carnaza de los objetivos.
A las 15:30h la operación de rescate se da por finalizada, después de 41 horas de sufrimiento.
En la Nariman House, por la mañana, treinta comandos de la Guardia Nacional de Seguridad son dejados en la azotea de la casa por un helicóptero. Pero Imran y Nasir conocen a la perfección la casa y disponen de un gran arsenal de munición y granadas. Empieza una lucha encarnizada dentro de la casa, con 25 explosiones registradas, posiblemente de ambos bandos.
A las 18:40h, Andri, el fotografo americano, se encuentra en los aledaños de la Nariman House. Empieza a correr la voz de que los comandos han matado a los terroristas. La gente empieza a saltarse los controles que rodean la zona donde se encuentra la casa. Andri nos comenta: “A mi no me gustan las aglomeraciones indias. Y menos ésta, al lado de donde no hace tanto había explosiones. Además la gente parecía realmente enfadada. Así que yo me mantuve al margen”. La muchedumbre se fue acercando a la casa gritando “Viva la India, muerte a Pakistan”, pues el terrorista ya arrestado era de este país. Cuando ya estaban muy cerca de la casa, se empiezan a escuchar disparos otra vez en el interior. La gente que se había reunido delante de la casa se disgregó en una gran estampida que a más de uno podría haberle costado la vida.
Finalmente, la operación se da por finalizada a las 20h, después de 46 horas de asedio.
Todas las operaciones realizadas en el Hotel Taj Mahal eran lentas y dificultosas ya que este hotel fue el único punto donde hubo cuatro terroristas, no dos como en los otros lugares. Además, gracias a las confesiones del arrestado Kasab, se sabía que los terroristas habían alquilado habitaciones los días previos al ataque, donde habían dejado gran cantidad de armas.
A las 15:30h se consigue liberar a siete rehenes, pero el jefe de comandos donde se encontraba Sunil, pierde la vida en un enfrentamiento con los terroristas. Las estimaciones dicen que dentro del hotel aún deben quedar unos cien rehenes. Entre las 16:45h y las 17:15h se escuchan numerosas explosiones de granadas y múltiples disparos. La Guardia de Seguridad Nacional se hace con el control de la planta baja del hotel. La lucha sigue de forma ininterrumpida y de forma muy violenta hasta las 19h. Según los comandos, los terroristas tienen una preparación militar-estratégica excepcional, equiparable a la suya. Cambian constantemente de tácticas militares y de lugar, y hacen que los rehenes prendan fuego en sus habitaciones con ellos dentro, pero sin los terroristas. Cuando la Guardia de Seguridad Nacional llega creyendo que allí pueden estar los terroristas, estos se encuentran ya en otro sitio desde donde los disparan.
A las 19h se produce un paro en la lucha, que vuelve a empezar de forma esporádica a partir de las 21h. Nosotros, cansados y sin haber comido nada durante todo el día, decidimos también hacer un breve descanso y comer algo. Cuando volvemos, a las 21:40h, una extraña imagen se nos presenta ante los ojos. Todos los cámaras de televisión y fotógrafos que están en primera línea están tumbados en el suelo. Un compañero nos explica cómo, justo al irnos, un disparo desde el Hotel Taj Mahal ha herido a un compañero. Por este motivo, todos los que están en primeras filas están estirados en el suelo y esta prohibido utilizar focos o flashes que permitan a los terroristas identificar dónde se encuentra la prensa. Los terroristas se han atrincherado en la primera planta, justo en la esquina del hotel que da donde nos encontramos.
A las 22:30h, se empiezan a oír de nuevo disparos. Los comandos están intentando arrinconar a los dos únicos terroristas que quedan en el hotel, en la esquina ya mencionada, para preparar el ataque final.
A las tres de la madrugada empieza la última gran ofensiva. Las explosiones y los disparos se oyen por doquier. Alrededor de las seis de la mañana, un alto mando de la Guardia de Seguridad Nacional confirma que uno de los terroristas ya ha muerto y que sólo queda uno, muy malherido, justo en la esquina opuesta del hotel donde los habían intentado arrinconar.
Hacia las 07:30h, el terrorista no puede andar ni moverse debido a las múltiples heridas recibidas. A pesar de ello, son los comandos los que están sorprendidos de la resistencia que les está oponiendo este ultimo terrorista.
Finalmente, a las 08:00h, después de unas sesenta horas desde que empezó el ataque al Hotel Taj Mahal, la Guardia de Seguridad Nacional abre fuego indiscriminado contra el lugar donde se encuentra el terrorista, dejando el cuerpo de éste imposible de reconocer.
La pesadilla, por fin, se da por finalizada.
Los días posteriores sumieron a Bombay, primero, bajo la tristeza; después llegó la rabia contra Pakistan; y, finalmente, vino la indignación y la ira contra sus políticos, a quienes tildan de corruptos e ineptos para gobernar.
Todos estos sentimientos se pudieron observar en la concentración en recuerdo por las víctimas realizada en Marine Drive el día 30 de noviembre, así como en la multitudinaria manifestación del día 3 de diciembre, realizada delante del Hotel Taj Mahall y la Puerta de la India.
NOTAS:
El día 3 de diciembre, una semana después del inicio de los atentados, a las 18h, hora en que empezaba la manifestación, se encontró en la Estación Central Victoria una bomba que aún no había explotado. Se encontraba dentro del cuartito donde habían sido depositadas las maletas que los pasajeros de la estación habían dejado abandonadas, lugar por el que estos reporteros (Claire Berge y Juli Garzon) se pasearon varios dias.
Como Kasab confesaría en los interrogatorios de la policía, todas las bombas dispuestas fuera de los hoteles y en la estación tenían la función de crear pánico mientras los terroristas estaban dentro. Con su explosión y el caos derivado, los terroristas pensaban aprovechar para escapar como simples turistas y acabar reuniéndose todos en la Nariman House, desde donde pensaban huir todos juntos al puerto. Allí, debían coger un barco que les llevara a alta mar, donde les esperaría un barco que les devolvería a Pakistán. La operación había sido “vendida” a los jóvenes como una operación no-suicida. Curiosamente, ninguna de las bombas -que debían ser utilizadas como ruta de escape y que habían sido programadas a la misma hora- llegó a estallar.
El presupuesto del cuerpo de seguridad que sirve para proteger al Primer Ministro y a su familia -ahora, la familia Gandhi, la dinastía iniciada por Nehru- es de treinta millones de euros. El presupuesto de la Guardia de Seguridad Nacional, encargada de proteger a los 1.200 millones de habitantes de la India, es sólo de veintiséis millones de euros.